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Critiques de Synopsis

Critiques de Alone

Critique de Many Voices

Articles 2008

Yves-Alain Donzé, le Quotidien Jurassien, 14.04.2007

Yves-Noël Grin, le Messager, 13.04.2007

GI, Le Quotidien Jurassien, 03.05.2007

La Liberté, 20.04.2007

swissdisc 2006

Marie-Paule Angel, La Gruyère, 2003

Jean-Marc Angéloz, L'Objectif, 02.09.2005

Rennweg 26 journal Avril 2007

Bad Bonn  Novembre 2006

   

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Critiques de Synopsis

The IAJRC Journal
June 2009-06-02
Stuart Kemsky
Ukiah, Canada

A similar zone of electro-acoustic music is explored by another trio, Beuret Koch Vonlanthen, on their concert recording Synopsis. Trombonist Denis Beuret’s Synopsis is a series of graphic scores that specify some parameters of music but omit any chord notations or specific pitches. It’s a concept that soars or falls flat depending on the skills and attitudes of the musicians, and in bass clarinetist Hans Koch and electric guitarist Vinz Vonanthen, Beuret has some extraordinarily sensitive help in successfully realizing this music. Beuret an Koch are also credited with live electronics, so their palette is virtually limitless. With on-the-spot electronic manipulation and distortion the order of the day, it’s a surprise when they nearly get back to the native sounds of the instruments, wich they do rather sparingly.
One definition of « synopsis » is « a condensed statement » and that’s certainly the case with these mostly short, dense excursions into a sometimes forbidding sound world. The CD is a seamless hour-long compendium of two dozen well-recorded examples of the trio’s work recorded live in a variety of Swiss performances. It’s quite a trip, via altrisuoni.com.


Jazz & Tzaz Mars 2009
Grèce, traduction française, Philippe Bingeli

Beuret Koch Vonlanthen
Synopsis
Altrisuoni as261 2008

A quoi exactement se résument ici le trombone live électronique de Denis Beuret, la clarinette basse de Hans Koch et la guitare de Vinz Vonlanthen ?
Difficile à dire, bien que les 24 compositions (de 0 :43 à 5 :02) portent indubitablement la marque d’un trio d’improvisation qui existe depuis 2006. Emmenés par les partitions graphiques de Denis Beuret - donc par définition, dirons-nous, il n’y a pas de liaison rythmique, mais au contraire une immense liberté – les trois musiciens enregistrent en concert, dans différentes villes suisses, au courant du printemps et de l’été 2007, présentant une œuvre d’avant-garde électro-acoustique avec des prolongements psychosomatiques précis.
Les couleurs sonores sont nombreuses et variées et aidés par le travail scénique, il leur est aisé de brouiller les impressions. Par exemple, le trombone de Beuret est souvent perçus en tant que double son, la guitare de Vonlanthen comme de la génération sonore et la clarinette basse de Koch, surtout quand il joue avec les tampons, comme de la percussion.
L’imagination du trio est riche et jubilatoire.

Culture Jazz

>>Vitrine de février 2009 : le jazz est vivant !

21 février 2009
Auteur(s) :
Jean Buzelin,  Thierry Giard,  Yves Dorison

    Dix disques qui reflètent encore la diversité du jazz.

Sous les projecteurs ce mois-ci :

> Beuret/Koch/Vonlanthen : "Synopsis" Beuret/Koch/Vonlanthen : "Synopsis"

Beuret / Koch / Vonlanthen : "Synopsis"
Altrisuoni / Anticraft

> Altrisuoni AS 261 - distribution Anticraft

Denis Beuret (tb, live electronics), Hans Koch (bcl, live electronics), Vinz Vonlanthen (elg).

1-24. Synopsis. / Compositions de Denis Beuret. / Enregistré live en Suisse, en avril, mai et juin 2007.

La Suisse semble être, depuis un certain nombre d’années, un pays où l’on pratique volontiers l’improvisation et la recherche les plus avant-gardistes. Mêlant les explorations électroacoustiques, les voies contemporaines occidentales, et la liberté du jazz free, ce remarquable trio nous emmène dans un voyage plein de surprises et de découvertes tout au long de vingt-quatre étapes, vingt-quatre courts Synopsis saisis sur le vif parmi neuf concerts. On se croirait, à première écoute, dans l’improvisation libre, or tous ces extraits ont pour base les propositions graphiques du tromboniste Denis Beuret. Ce qui évite les redites et les clichés car un véritable jeu d’équilibre se développe entre les trois musiciens qui nous surprennent constamment. Aussi, même les auditeurs les plus familiers et rassasiés de ces musiques garderont les oreilles grand ouvertes et ne décrocheront pas en cours de route. Comme quoi, il y a encore des voies vers l’inouï à explorer.

. :: JB ::.

 
WRUV Reviews

[Classical/Avant Garde,  Jazz] from Beuret Koch Vonlanthen, AS
Beuret Koch Vonlanthen–Synopsis
 review by Laima

Avant-garde electronic explorations with a humorous touch of trombone plus guitar and bass clarinet. Very interesting. I kept visualizing mutating ameobae and undersea creatures! Many short pieces. Released on a jazz label, genre can be avant-garde and jazz.

 Jazz’n more 12/01/09

Beuret Koch Vonlanthen – Synopsis


 Ende der 1960er-Jahre gelang es den Europäischen Jazz-Musikern, sich von ihren Amerikanischen Vorbildern zu emanzipieren. Wie in anderen gesellschaftlichen Bereichen empfand man auch in der Musik die geltenden Regeln als einengend. Als überkommene Autoritäten, an denen wacker zu rütteln war. In Deutschland wurde zerstört und es gab viel (oft schönen) Krach. In Grossbritannien dagegen führte die Ablösung von Amerika zu einem neuen tonalen Verständnis. Instrumente hatten plötzlich keinen ihnen eigenen Klang mehr. Neu durfte ein Klavier gezupft, ein Schlagzeug beworfen, ein Saxofon besprochen werden. Auf die oft allzu herausfordernden Experimente wurde dann gegen Ender der 1970er-Jahre mehr und mehr verzichtet. Doch die Möglichkeiten sind auch heute noch lange nicht ausgeschöpft. Insbesondere die neuen technischen Möglichkeiten mit leistungsstarken Computern und schnell reagierenden Programmen eröffnen ein neues, weites Feld. Aus dieser Ecke stammen die 24 kurzen Tonfragmente. Bruchstücke, die keine Muster vorgeben, sondern vor allem die Fantasie des Publikums anregen und es zu weiteren inneren Erkundungen animieren. Eine schöne Herausforderung.

 (Christof Thurnheer)

   

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Critiques de Alone

Viva la musica, janvier 2009, Norberto Gimelfarb

Quelle idée que de faire un disque de trombone basse augmenté solo où le tromboniste s’associe à lui-même par de l’électronique en direct, est-on tenté de se dire. L’idée nous a pourtant semblé bonne, très bonne ; l’incrédulité vient de ce que ledit trombone basse se multiplie, se démultiplie, se double, se dédouble, se triple, se détriple et que l’invention ainsi déployée à nos oreilles ne cesse de varier. C’est que le tromboniste s’ingénie à changer les apparences et les avatars du son de son instrument non seulement par l’électronique, mais encore en se servant d’attaques différentes, de multisons (harmoniques, émission de la voix couplée à celle du son du trombone), d’embouchures diverses (tuba, saxophone, clarinette, clarinette basse, etc.), de sourdines diverses. Beuret a joué dans une grande palette d’ensembles (symphoniques, de chambre, de jazz, de rock, de musique ancienne, d’avant-garde …) et composé de la musique contemporaine, du jazz, des musiques non conventionnelles. C’est dire que la quarantaine à peine entamée, il a accumulé une substantielle expérience  musicale. Tout cela s’entend dans la musique de ce disque. Les trois premières plages sont d’un caractère assez sombre et statique, mais on est frappé par la grande quantité des trombones que les multisons et les superpositions, grâce à l’électronique en direct et aux programmes Max/MSP et Logic Pro, nous font entendre. La troisième plage a un caractère un peu plus « vocal ». La quatrième plage, première des MaxLoop, commence sur un son de tuyau, comme une flûte où l’on souffle sans laisser s’épanouir le son, qui subsiste lorsque le trombone fait son apparition sur des phrasés et des rythmes nettement plus jazzistiques et rapides ; un peu plus tard s’y ajoutent d’autres trombones, dont un probablement joué avec une embouchure de trompette. Les trois plages MaxLoop ont une allure générale plutôt jazzifiante. Si vous ne vous lassez pas de trombonismes divers, variés, changeants, si vous ne laissez pas intimider par des éléphants qui envahissent votre sono, si des bourdons en boucle ne vous empêchent pas de jouir d’une musique étonnante, si vous avez l’oreille aventureuse, alors à vous de vous laisser guider par un artiste-artisan-interprète-compositeur-imaginateur d’un monde qui cherche à transmuter les pesanteurs des sons graves en émerveillement, alors vous êtes le public idéal de ce disque.
Alone – Critics

Jazz review, July 2008, Glenn Astarita
http://www.jazzreview.com/cd/review-19865.html

Review:

The title of this CD might imply a sense of isolation or perhaps an introspective type of musical paradigm.  On the contrary, Swiss bass trombonist Denis Beuret professes a very active and multi-tiered set via his employment of live electronics and computer programs.  I don’t know enough about the Logic Pro tools and other technicalities briefly mentioned in the liners.  However, Beuret is onto something here.  On a side-note, modern jazz/improvising trombonist George Lewis was an early exponent of this medium while performing with his laptop, although the tech tools have developed in leaps and bounds since the ‘90s.

Beuret’s multi-octave phrasings complement the human-computer framework.  With EFX consisting of cyclical undertones and dissipating motifs, the artist often engages in call/response improvisation while also using his effects for rhythmic parameters.  It’s partly about left-brain, right-brain exchanges, where droning ostinatos and swirling treatments offer numerous contrasts throughout.  Either way, Beuret casts vivid notions of a surreal environment.

On “Nouvloop3,” the trombonist launches an ethereal climate by fusing dense electronics with extended note ‘bone lines.  And with the final track “MP-05,” he eases the proceedings into a cosmic void, all annunciated by howls and upper-register phrasings.   Beuret corners a niche so to speak, especially since he’s quite adept at conveying how successful one can be.  He flips the time-worn, man vs. machine adage into a deeply personalized musical state.  Somehow, someway, Beuret makes it all sound as though it is was meant to be.

Alone

Psychemusic, July 2008, Gerald Van Waes http://psychemusic.org/

I always liked the live electronics to wind instruments, because they enrich the sound to wider perspectives, without needing too different sounding new instruments to complete this. The earliest interesting, real sonic experiment with brass and electronics in jazz that I have heard before was from a 60s recording of Steve Lacy, something which I remember well. We’re so many years further now and the abilities to do so are also much more advanced. But the most necessary fundament remained the same : such a context of pure improvisation with it, needs the right combination of an explorative ear to the sound as well as the creative attention to the harmonic evolutions with it in time.

The album sounds for the most as if it’s a recording done with multiple layers. The introduction however says : bass trombone and live electronics. The programmes and graphic interfaces were built in Max/MSP and Logic Pro. It still is hard to believe this was all done in one take. Because even if this was not some of the results are rather impressive and sonically interesting. I also don’t understand how he really added the different brass sounds on top of one another, with just this equipment. On most live electronics you hear an overuse of repetitive loops, or at its best you notice a master in pedal sounds changes on some instrument, and a good use of programmed pre-recorded ideas. In any case, for such an idea of an exploration, this album is a relief.

At first the electronics add a slight deformed sound effect now and then, or they stretches a tone to a never ending drone to makes an echoing loop. Except for the last two tracks every idea, whatever it is is used subtle enough not to overload the improvisations themselves, extremely moody improvisations. The third track gives, just sporadically, a different sound effect to the trombone as if Denis Beuret plays with a human voice instead, as if adding subtle throat singing effects to the lead voice (now the trombone). Some other effects, on this track, sound a bit more electronic sounds, with droning looped waves. The fourth track uses some direct live and reverb recordings of breathing in tubes, before adding another trombone solo. This piece contains some more melodically-improvised jazz playing. The fifth track reaches from tuba, trumpet to balloon-whistle (-with and without distortion-), showing a whole range of harmonic improvisations, more comparable once more to a vocal group improvisation than to a usual brass band harmonic tension. The only slightly blurry and sleep-provoking idea is the loops of soft trombones on the background with one slower one on top on the “Polyloop 8”, where Denis might have tried the effect of what was a certain theoretic idea to explore something differently. More impressive as an idea are the almost electronic music machinery and industrial effects used on “Nouvloop2”. On “Nouvloop3” it sounds as if one brass instrument is playing close to a ‘paper under a glass with pressure’, vibrating a bit with some rhythmically processed notes, against other intelligent contra-rhythms and arrangements on trombone, bass drone brass, and what sounds like a more silent human whistle.

The last two tracks are from a whole different idea, a for me less interesting starting point I have talked about before. “MP-04” is more clearly loop-based. One of the used sounds is a vibrating breathing snoring drone, clearly based upon a breathing sound a trombone, mixed with other pure-rhythmical sound-combinations and ideas, with this time, a little bit less room for the improvisations themselves. The final effect of this is first of all slightly natural, like the produced sounds from singing insects (and further on a lower bass barking frog perhaps), and at some other stage, like a wind blowing into a metallic machine. It has this natural feeling in the sounds just because it based its sounds on a semi-acoustic fundament, but at the same time it is also a bit more mechanical. Never the less, Denis keeps it interesting and changing in theme and foundation, so that the improvisation and its sonic exploration also this track wins the game. Also the last track uses a droning carpet of waves and distorted sounds with an improvisation on top. It might be the least complex track to end with, but still is enjoyable.
Alone

Bad Alchemy, July 2008, -Rigobert Dittmann,  D-Würzburg

Mein Name ist Legion, denn wir sind viele, das könnte auch DENIS BEURET sagen. Der 1965 im schweizerischen Delémont geborene Allroundspieler zwischen Jazz und Neuer Musik bläst zwar seine Bassposaune ganz Alone (LR 511), aber Max/MSP- und Logic-Pro-umloopt wird er zum Plural. Er spielt graphisch notierte Eigenerfindungen, angeregt von Mangelsdorf und Globokar nutzt er diverse Dämpfer- und Mundstückvarianten, Spalt- und Überblastechnik und verwandelt sich so in ein dröhnendes Pluriversum sonorer Klänge. Haltetöne und Langwellen schmückt er mit
melodiösen, dunkel grollenden oder auch blechern zirpenden Verzierungen, manchmal fließen die Töne rückwärts wie Hawkings Kaffetasse, dann wieder sind sie so verMaxt, dass ihre Mutter sie nicht wiedererkennen würde. Beuret ist in Tromboom und im Beuret-Bühler-Vonlanthen Trio auch Teamspieler, aber die ‚Wunder‘ der Technik bieten Möglichkeiten der Konzentration und Vertiefung, ohne
egozentrisch zu erscheinen. Es sind die Loops, die eigentlichen dämonischen Legionäre, die bisweilen monomanisch wirken, Beuret bildet den beweglichen Gegenpol, der nicht der Schwerkraft gehorchen muss. [ba 59 rbd]
Alone

All About Jazz, New York, September 7, 2008, Fred Bouchard

Trombone Solos: Wolter Wierbos & Denis Beuret

Though the vocalizing of jazz lines and effects on wind instruments is famously attributed to saxophones, cogent arguments can be made for trombones, as well. The large traditional trombone embouchure itself allows for wide expressiveness, but players also can adapt and plug in mouthpieces for tuba, trumpet, even woodwinds. The glissando capability allows deft emotional nuance. Further timbral shadings can be achieved using the legendary array of colorful mutes—straight, hat, plunger, cup, chamois, Harmon and many more, some homemade. Players with signature 'vocal' sounds include gutbucketer George Lewis, guttural smoothie Quentin “Butter” Jackson, squawky-talker Ray Anderson and bop boomer Steve Turre (who enhances his arsenal with a crateful of conch shells). Today much experimentation is done (or at least recorded) among Europeans; here Wolter Wierbos (Netherlands) and Denis Beuret (Switzerland) polarize as if the yang and yin of sackbutters—expressing organic pulsing vs. synthetic arrhythmia.

Beuret's more an arms-length tin man or cerebral wizard of 'ahs!' on Alone. In the relative discomfort of the studio, he parses wide textural panoplies (new digitalia, mutes, mouthpieces) and sonic effects through electronica—lazy or manic loops, chorale-like voicings, buzzing undercurrents. “MaxLoop3” examines boppish staccato with Knepper-isms plus tuba and trumpet overlays; “NuovLoop2” employs an ultimately brain-trampling loop of stampeding elephants over a multiphonic wasp swarm. He's gotta be blowing a tuba mute creating a 'ground bass' layer for “MP-04.” Aural images of haunted dovecotes, encroaching foghorns, bursting fishtanks, gobbling turkeys and whooping cranes ebb and flow ominously. Many effects conjure alien video games: orc march, blasted control room bweeps, dry loops like machine monitors, with a human trombone voice buried within. The overall effect is difficult, demonic, cumulatively assaultive.

Alone

The Wire : London, august 2008, Jazz & Improv, reviewed by Philip Clark.

Alone is a deceptively simple title for this solo performance by Swiss tromboniste Beuret. Although all the sounds are spawned from his bass tromboone, his use of Logic Pro and other software shadows the live trombone with loops frozen in time and veiled past gradually revealing themself like an oil painter’s pentimento. Opening track « MP-01+ is a sensuously layered montage of regenerating fanfares, with the technologiy aiding oddball tunings and faking an orchestral range of trebles and basses. Beuret’s jazz roots are subtly embedded into later tracks as he trades ideas with himself, while other pieces are concerned sololy with textural shading between flatulent grunts and wolf-whistling upper partials.

Alone

Altrisuoni, agosto 2008, Piercarlo Poggio.

C’erano una volta i trombonauti. Fu una stagione magica, a metà dei Settanta, con Globokar, Rutherford, Christmann, Malfatti, Lewis, mangeldorff e altri a deliziarci con prove sublimi di trombone solo, destinate a rimanere scolpite nella storia dell’improvisazione, anche se un po’troppo dimenticate ai giorni nostri. Lo svizzero Denis Beuret rinverdisce quei ricordi con buona proprietà di linguaggio, tra doppi suoni e l’ausilio delle nuove possibilità offerte dall’eletronica portatile. Incisione anche piacevole e non solo di ricerca.
 
Alone

swissdisc

Le compositeur et tromboniste fribourgeois Denis Beuret propose douze improvisations sur cet enregistrement. Celles-ci sont le reflet de la vaste palette sonore du trombone, mêlant divers effets allant d’effets instrumentaux à des effets digitaux en passant par l’utilisation d’autres accessoires.

Denis Beuret est connu de la scène musicale suisse, que ce soit par ses talents de compositeur ou d’interprète. Il joue du trombone basse et du trombone électronique. Il a d’ailleurs mis au point un trombone basse augmenté muni de divers capteurs qui permettent de contrôler des messages Midi en fonction des mouvements et du jeu du tromboniste. En tant qu’interprète, Denis Beuret a eu l’occasion de se produire avec de nombreux musiciens, que ce soit dans le domaine de l’electro-jazz, de l’ethno-jazz, de l’improvisation et des performances musicales.

«Alone» propose une découverte peu courante du trombone, dans un domaine qui laisse toute liberté puisqu’il s’agit d’improvisation. Il paraît difficile de classer ce disque car on se situe à mi-chemin entre la musique électronique et la musique classique contemporaine, avec une influence jazz évidente.

Doubles sons, utilisation des boucles et autres effets instrumentaux sont au menu de cet enregistrement. C’est une performance qu’il faudrait décrire en détail, tant les effets sont nombreux. À tel point que l’on finit par se demander comment un interprète parvient à obtenir à lui tout seul autant d’effets sonores: Il y a quelque chose de magique dans cet enregistrement réalisé en une seule prise, sans retouche en studio. Le trombone sonne sans doute comme jamais on a l’occasion de l’entendre. Ce disque est une belle manière de partir à la découverte de sonorités surprenantes.

   

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Many Voices, critique

Le quotidien jurassien, 29 janvier 2009, Yvette Knoerle

Musique contemporaine - Une extraordinaire panoplie de sons

Sortirait-elle de son trou ? Commencerait-elle à intéresser un plus large public ? Y arriverait-on par l’intérêt commun pour l’électro-acoustique des compositeurs issus de la lignée dite « classique » et des jazzmen ? Depuis qu’un certain Schönberg au début du XXe siècle a basculé hors de la tonalité qui berce nos oreilles depuis des siècles, un fossé s’est creusé entre compositeurs et grand public. Pour la première fois dans l’histoire, on n’écoute que peu les compositeurs de notre temps. L’initiative de Denis Beuret (né à Delémont), tromboniste, électro-acousticien, est à la fois passionnante et courageuse. Une série de sept concerts dans différentes villes, dont Delémont, nous le font connaître comme instrumentiste, compositeur et improvisateur, accompagné par différents musiciens. Samedi soir, fidèle à son fil conducteur, il est parti de l’œuvre connue d’un musicien contemporain pour s’en inspirer ensuite dans des impro-compositions inédites. Luciano Berio (1925-2003) a écrit 14 Sequenze, chacune pour un autre instrument, dont la 3e pour la voix et la 5e pour le trombone. La chanteuse Franziska Baumann nous plongeait dans l’univers de Berio, dont l’intention était de montrer toutes les possibilités insoupçonnées de la vois humaine. Le bel canto n’était pas au rendez-vous mais une extraordinaire panoplie de sons que l’on retrouvait dans les propres compositions de la chanteuse avec tout le jeu de l’électronique, mis en mouvement par un long gant noir orné de fils et de capteurs. Mais la grâce était aussi au rendez-vous. Le trombone à son tour développait des timbres nouveaux pour se lancer ensuite dans une vaste improvisation avec la voix et avec cette technique électronique qui pour les non-connaisseurs a des facettes de prestidigitateur. Franziska Baumann est une passionnée de musique contemporaine et des possibilités extraordinaires ouvertes à une chanteuse qui en accepte l’aventure. Un autre univers… Un monde où le son est le centre d’intérêt. La curiosité peut être source de découvertes insoupçonnées !

 

   

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Atricles 2008

La Liberté 11 octobre 2008 Benjamin Ilschner
Trombone et inattendu

Musique contemporaine. En habile manipulateur de sons électroniques,  Denis Beuret associe au trombone des effets aussi rare que surprenants.

De prime abord, « Alone » est un titre bien énigmatique pour le disque que le compositeur et tromboniste Denis Beuret vient de réaliser : « Seul » ? Comment a-t-il pu enregistrer douze improvisations en une seule prise et en solo tout en les agrémentant de séquences rythmiques, loops, échos et autres bruitages ? Son trombone, du moins, ne peut être l’unique instrument impliqué. Une supposition qui se confirme lorsqu’on s’intéresse de plus près au travail de l’artiste jurassien. En quête d’un style éminemment personnel, il n’hésite pas à recourir à des embouchures de tuba, clarinette ou de saxophone; et surtout, il accentue le côté expérimental de son jeu en exploitant les richesses de la musique électronique. Autant dire que ses images sonores dévient passablement de celles du cuivre traditionnel.

Combinaison inédite

Cette volonté de se démarquer résulte de longues années de recherches et d’étude. Denis Beuret s’est principalement consacré au trombone, mais aussi à la batterie, à la direction et à l’orchestration. Dès les années 1980, il fréquente l’Ecole de jazz et de musique actuelle (EJMA) de Lausanne tout en se perfectionnant à son instrument de prédilection à Delémont et La Chaux-de-Fonds.
Aujourd’hui installé à Semsales, il a sillonné la Suisse et d’autres pays en multipliant les projets de tous genres, du solo au brass band, de l’harmonie à l’orchestre symphonique. Parmi toutes ces voies, il s’est finalement décidé à suivre celle de l’indépendance complète. Ses initiatives personnelles vivent du hasard des rencontres et du goût pour la découverte. Se rapprochant notamment de l’Ircam (Institut de recherche et de coordination acoustique/musique, créé par Pierre Boulez à Paris en 1969), où sont développés les concepts majeurs de musique électronique, il apprend à jongler avec les outils informatiques. Aussi fidèle à son trombone qu’inspiré par ces nouvelles technologies, il met au point une combinaison inédite – et perpétuellement en cours de perfectionnement, comme toute idée née dans cet univers électro-acoustique. Divers capteurs disposés sur son trombone basse lui permettent de contrôler l’ordinateur sans assistance et en temps réel. Fruit de ces innovations, le projet « Alone » n’est donc pas qu’un disque : Il se prête aussi à la scène et se destine à être renouvelé, d’autant plus que l’improvisation au cœur de la démarche signifie tout le contraire d’une composition figée.

Aussi jazzman

Le disque, justement : n’est-ce pas un support obsolète pour un inconditionnel de l’avant-gardisme ? « Bien sûr qu’Internet sert aussi de vitrine à mon travail. Mais la relation avec mon public ne doit pas en souffrir. Je veux pouvoir lui offrir ma musique dans un format concret et non seulement virtuel », conteste l’intéressé, décidément convaincu de la complémentarité entre technologie et les qualités humaines. Comme le confirme son agenda des prochaines semaines, Denis Beuret se produit volontiers en concert. « Mon public, note-t-il avec satisfaction, n’a pas de culture ou de goût précis. Il apprécie de pouvoir laisser libre cours à son imagination, comme s’il se trouvait face à une musique de film sur laquelle il pouvait imprimer ses propres images ». Aussi convaincante soit-elle, la formule à base d’électro-acoustique ne doit pas faire oublier les autres styles que pratique le tromboniste. Également versé dans les langages contemporain et jazz, c’est avec son quartette « Denis Beuret B4 » qu’il entame sa prochaine tournée en Suisse. Avec la complicité de Bruno Tocanne à la batterie, Lionel Martin aux saxophone et Rémi Gaudillat à la trompette, il remontera jusqu’aux années 1960 et 70 pour saluer l’œuvre de son confrère allemand, le jazzman Albert Mangelsdorff, autre spécialiste des rencontres entre le trombone et l’inattendu.

Le Quotidien Jurassien 16 octobre 2008 Yves-André Donzé

Denis Beuret associe avec talent trombone et sons électroniques

Denis Beuret et ses potes compositeurs du quartet B4 (Bruno Tocanne, batterie, Rémy Gaudillat, trompette, Lionel Martin Saxophones) ont joué la première fois hier à Fribourg leurs nouvelles compositions pour célébrer le 80e anniversaire du tromboniste Albert Mangelsdorff et des hommages à Ornette Colemann et Steve Lacy. C’est cette création qui sera donnée ce soir à Genève, demain à Lausanne, samedi à Delémont et lundi à Berne. Nous avons demandé à Denis Beuret pourquoi il tournait une création qui n’a rien à voir avec le disque qui vient pourtant tout juste de sortir : « Quand j’ai cherché, dit-il, une maison de disque l’an dernier pour Synopsis – un CD qui va sortir au début de l’an prochain sous le label Altrisuoni avec Hans Koch et Vinz Vonlanthen – j’ai envoyé la maquette à plusieurs maisons de disques, dont le label Leo Records. J’avais inséré la maquette de Alone à tout hasard. Ils m’ont répondu qu’ils trouvaient Alone excellent et qu’ils avaient envie de le prendre. C’était au printemps. Je ne pouvais pas décliner l’offre au vu de la notoriété de ce label. Mais je n’ai pas eu le temps d’inclure Alone dans la saison de concerts. Ce sera pour le printemps prochain.»

Musiciens en résidence et en tournée

À propos de saison, il s’agit de tout un concept. Parti sur la résidence de musiciens différents chaque mois chez lui, Denis beuret et l’Association Nouvelles Créations, qui le soutient, ont organisé une tournée dans six villes de Suisse : Fribourg, Genève, Lausanne, Delémont -origine oblige- Berne et Bâle, durant sept mois.
Par exemple le présent concert de Denis Beuret B4 en octobre, O.M.N.I. (pour Objets musicaux non identifiés) en novembre, Total Respect en décembre (avec Christine Sehnaoui, saxophoniste), Many Voices en janvier, le trio Beuret-Koch-Vonlanthen en février et son disque en février, Denis Beuret, B3 en mars et le Trio Lism en avril. A chaque fois il s’agit d’une exploration originale de musiciens tels Mangelsdorff aujourd’hui, Pierre Henry, John Cage en novembre, Lachenman, Christian Wolf, David N. Baker en décembre, Luciano Berio en janvier, Toru Takemitsu en mars, et ainsi de suite. L’ensemble du programme se découvre sur le site www.a-n-c.info. Quant au concert de samedi, il est entièrement acoustique.

Migros Magazine 40, 29 septembre 2008, Jacqueline Strahm
Musique contemporaine

L’association Nouvelles Créations propose 35 concerts, dont sept à Delémont dans lesquels jouera le tromboniste précurseur Denis beuret, natif de Delémont.

Tromboniste professionnel, prof de musique, compositeur toujours en recherche au niveau de l’utilisation de l’électronique, le musicien Denis Beuret est né à Delémont en 1965.
Actuellement, il s’est établi à Semsales (FR). Il vient de signer un disque intitulé « Alone », qui comporte douze de ces compositions, avec trombone basse et électronique. Tout a été réalisé dans son studio en utilisant divers effets. Il propose des impros, lesquelles sont le reflet de la vaste palette sonore du trombone, qui mêlent effets instrumentaux à des effets digitaux.
Le résultat est étonnant. On se croit plongé dans les abysses, on flotte dans un autre monde. Cette musique reposante, étrange, pourrait illustrer des films. Denis Beuret a d’ailleurs récemment eu l’occasion et la chance d’illustrer musicalement des films muets de Hans Richter – un classique du cinéma surréaliste. Et la musique du tromboniste colle parfaitement aux images qui ont eu les honneurs de la Cinémathèque de Lausanne.
Denis Beuret est prof à l’Ecole de Musique Créative, musicien et compositeur dans plusieurs formations de musique contemporaine, jazz alternatif, musique improvisée. Il a créé un trombone basse augmenté, muni de divers capteurs lui permettant de contrôler des messages MIDI, en fonction de ses mouvements et de son jeu. Il a inventé un langage très personnel et son écriture reste très dépouillée. Le musicien a étudié la batterie, le trombone, a dirigé des orchestres, s’est produit en France et à Taïwan. Il compte à son actif près de 500 concerts et ne cesse de se produire avec diverses formations. Il a joué avec une multitude de musiciens confirmés et ses influences sont entre autres, Albert Mangelsdorff, Bill Watrous, Stravinski, John Cage, Wagner, Debussy, Miles Davis et John Coltrane. Denis Beuret est soutenu par l’Association Nouvelles Créations (ANC) qui met sur pied une saison de 35 concerts d’octobre à mai à Fribourg, Genève, Lausanne et Berne. Sept seront présentés à Delémont au Centre réformé.
Favoriser les rencontres

La saison comportera sept programmes de musique contemporaine classique avec des incursions dans le  Jazz contemporain, la musique électronique. Le but de cette saison musicale? Favoriser les rencontres et les échanges de compositeurs et musiciens, familiariser le public avec la musique contemporaine et le fidéliser en offrant une saison de concert à prix attractifs. Le fil conducteur de la saison : la mise en perspective d’œuvres de compositeurs contemporains reconnus avec des créations de compositeurs jouant dans chaque ensemble. Le public retrouvera Denis Beuret dans toutes les formations et il ne fait nul doute que les mélomanes auront grande envie de découvrir ces concerts et de se familiariser avec cette musique.


   

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Denis Beuret vient jouer ses " Synopsis " avec le Nouvel Ensemble Postcontemporain.

Yves-Alain Donzé, le Quotidien Jurassien, 14.04.2007

Engagé à fond dans la création musicale, le compositeur-tromboniste-improvisateur et électroacousticien jurassien sort de son laboratoire et entame une tournée avec deux grosses pointures de la musique actuelle.

Le « piano préparé » de John Cage n’était-il qu’une cage à boulons ? A l’instar du célèbre précurseur, le jurassien Denis Beuret trafique son trombone basse, adapte des anches de contrebasson, des becs de saxophone et de clarinette, tout comme son complice Vinz Vonlanthen qui y va à coup de pince crocodile, de clous, de mini-frettes et de cordes sauvages. Ils interviennent dans l’émission du son donc dans le timbre. L’électronique leur permet alors d’ouvrir un maximum leur musique en déformant les sons en utilisant différents effets, de la même manière qu’un artiste contemporain se donne les moyens techniques d’explorer tous les champs du visible. Le trio Beuret-Koch-Vonlanthen fait donc dans la musique actuelle et forme le Nouvel Ensemble Postcontemporain. Ils débarquent dans le Jura dès la semaine prochaine. Au programme, Synopsis, un panorama d’une vingtaine de compositions du delémontain, à joue avec une large place accordée à l’improvisation.

Une musique qui sert à être plus libre.

Denis Beuret n’est pas un adepte du gaffophone de Gaston, il reste le virtuose incontesté du trombone, de ses rondeurs, de sa douceur, de ses éclats, de ses plaintes, de ses vents coulis.

C’est d’ailleurs un compositeur-tromboniste des années septante, Vinko Globokar, qui lui a révélé la voie de la recherche contemporaine. Les Echanges pour instrument à vent de ce dernier l’ont interpellé au niveau de l’écriture qui procédait par icônes pour rendre compte, dans un enchaînement continu, des diverses embouchures, des sourdines, des volumes, des lignes mélodiques approximatives pour simplifier des écritures qui devenaient beaucoup trop compliquées, comme chez Luciano Berio à la fin des années soixante.
Denis Beuret s’est rapidement initié aux nouvelles approches du son. « C’est fou ce que tu peux créer comme sons, le champs est vaste et les combinaisons presque illimitées », confie le compositeur-créateur. Il a inventé un système d’écriture qui se limite aux types d’émission du son, au type de sourdine et actions proposées. La partition tient de la fiche technique et de la carte de menu gastronomique. Proche de l’IRCAM (Institut de recherche et de coordination acoustique/musique) à Paris, il s’intéresse à la matière des sons qu’il décompose pour en utiliser les formants, les fréquences qu’elle contient. Ses recherches portent sur l’adaptation de becs de sax, clarinettes, flûtes, nouvelles sourdines inédites, … Surtout, il affuble son trombone basse de divers capteurs afin de contrôler l’électronique tout en jouant. « Le traitement simultané du son par l’informatique se révèle des plus intéressants », explique le génial bidouilleur qui tempère le propos en se reposant sur deux programmes existants : Logic Pro qui sert aux effets, échos, simulation d’amplis de guitare, chorus et autres modulateurs en anneaux et Max qui est le programme fétiche de l’IRCAM pour la programmation d’applications interactives en temps réel.

A quoi tout cela rime.

Mais à quoi tout cela rime-t-il ? La réponse fuse en temps réel aussi : « A être plus libre ». Le but étant de favoriser « les moments musicaux », à « varier les scénarios ». Le compositeur qui se dit co-créateur parce qu’il est impossible de jouer cette musique sans une écoute mutuelle intégrale explique que lui et ses compères essaient de traverser des terrae incognitae entre improvisation libre, jazz contemporain, musique classique contemporain, musique électroacoustique et électronique. Chez eux, ni thèmes ni grilles d’accord. Il s’agit de compositions quasi simultanées ou le silence est d’or. Et la musicalité ? Elle réside dans la faculté plus ou moins heureuse de produire du sens. À donner l’intime conviction que « sans la musique, la vie serait une erreur » pour paraphraser Nietzsche. « De toute façon, il faut avoir une maîtrise maximale de l’instrument, des moyens informatiques et de l’improvisation. Le public se montre souvent très curieux et captivé », conclut Denis Beuret.

Un trio de choc.

Le clarinettiste Hans Koch vit à Bienne. Il est considéré comme l’improvisateur le plus créatif d’Europe. Il a donc joué depuis les années 80 avec les plus grosses pointures, de Cecil Taylor à Fred Frith. En tant que compositeur, il a forgé le son du trio Koch-Schütz-Studer ainsi que son propre vocabulaire qui comprend une utilisation impressionnante de l’électronique. Né à Berne, vivant à Genève, Vinz Vonlanthen fait partie des guitaristes de portée internationale et des grands explorateurs des concepts et moyens d’expression musicale. Établi à Semsales (FR), Denis Beuret, outres ses compétences de compositeur, a donné plus de 400 concerts en Suisse, en France et à … Taïwan.

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Un pro de l'impro en tournée

Yves-Noël Grin, le Messager, 13.04.2007

Denis Beuret et son trio Nouvel Ensemble Postcontemporain présenteront leur concert le 20 avril prochain à l’Univers@alle à Châtel-St-Denis. Portrait d’un passionné pour qui temps et musique résonnent dans un même accord.

Compositions, enseignement, prestations sur scène, Denis Beuret vit la musique sur toutes ses portées. Un univers dans lequel il évolue professionnellement depuis 1998. Il pourrait en parler des heures, en termes souvent très pointus. Profane de journaliste, qui n’explore la musique que par le biais de son transistor, me voilà désarçonné. Mais Denis Beuret aime trop ce qu’il fait pour nous laisser à terre. Un peu de patience et quelques explications plus tard, me revoilà en selle …

15 concerts en vue

Semsalois d’adoption depuis1997, ce jurassien de 41 ans vit de sa musique tout en étant père au foyer (trois enfants). Une combinaison qui lui a notamment permis de fonder l’Ecole de Musique Créative en 2004 à domicile. Il y enseigne le jazz comme le classique, sur des instruments aussi variés que les cuivres, le piano et la batterie. L’enseignement demeure pourtant marginal dans son emploi du temps. Il consacre davantage d’énergie à ses compositions, au jeu de son instrument et à la mise en place de concerts. « Mon occupation varie de manière saisonnière. Actuellement, 70% de mon temps est dédié à l’organisation de notre tournée qui débute la semaine prochaine » explique-t-il. Un périple qu’il effectuera en compagnie d’Hans Koch (clarinette basse, électronique) et de Vinz Vonlanthen (guitare électrique). Formé en 2006, le trio « Nouvel Ensemble Postcontemporain » se produira le 20 avril à l’Univers@alle à Châtel-St-Denis avant d’écumer 14 autres salles romandes jusqu’à fin juin.

Précurseur dans l'âme

Hormis ses partitions de trombone basse augmenté, Denis Beuret a signé l’intégralité des compositions du concert. Que cache le programme intitulé « Musique d’avenir »? «  Ce sont des œuvres qui se situent à l’intersection de la musique contemporaine, électroacoustique, électronique et du jazz contemporain » explique le Semsalois. Dont les compositions ont été retranscrites sous la forme de synopsis. Comprenez par là que toutes les indications d’une partition conventionnelle (style de jeu, nuances, sonorité, densité, etc.) sont présentes … excepté les notes ! «  Ce système permet une liberté dans l’improvisation tout en donnant un cadre aux créations ».
Denis Beuret n’en n’est pas à sa première invention. En 2002 il parvenait à donner une dimension électronique à son trombone basse. Des capteurs situés sur l’instrument - ou à proximité - permettent de contrôler l’électronique en fonction du volume ou de la hauteur des notes, de la position de la coulisse ou de l’instrument ainsi que de l’utilisation ou non des barillets.
 
Et l’inventeur de s’enthousiasmer : « Cela permet de multiplier les possibilités du trombone grâce à une palette sonore incroyable ». Le compositeur a certes protégé sa conception, mais concède qu’elle n’est pas commercialisable à grande échelle. « Je préfère faire fortune en jouant qu’en vendant mon invention » note-t-il avec humour.


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Le Nouvel Ensemble Postcontemporain en concert samedi à Moutier

GI, Le Quotidien Jurassien, 03.05.2007

Formé du composteur jurassien Denis Beuret, tromboniste virtuose, du clarinettiste Hans Koch vivant à Bienne et du guitariste Vinz Volanthen, installé à Genève, le Nouvel Ensemble Postcontemporain se produira ce samedi 5 mai à 20h30 à l’aula de Chantemerle, à Moutier, dans le cadre d’une tournée jurassienne et romande (voir le Quotidien Jurassien du 14 avril). Le trio s’est spécialisé dans la musique actuelle, et interprétera Synopsis, groupant une vingtaine de pièces du compositeur delémontain.

Les trois musiciens renommés sont des passionnés du son, sous ses formes les plus expérimentales. Ils tirent de leurs instruments, modifiés pour l’occasion, des sonorités inconnues, s’attachant à la matière sonore, à ses fréquences. Les différentes pièces réservent une bonne part à l’improvisation et exigent des interprètes une maîtrise sans faille. Denis Beuret a déjà joué une de ses œuvres à l’IRCAM (Institut de recherche et de coordination acoustique / musique) ,  à Paris, une institution de référence en matière de musique contemporaine, dont Denis Beuret est un proche, lui qui a également étudié les œuvres du célèbre compositeur-tromboniste et pédagogue Vinko Globokar.

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Le trombone du futur

La Liberté, 20.04.2007

Disposer des capteurs sur un trombone basse, pour faire dialoguer musique et informatique ? C’est l’idée folle de Denis Beuret, qui sera vendredi à l’Univers@lle de Châtel-St-Denis avec les deux autres membres du Nouvel Ensemble Postcontemporain. À savoir : Hans Koch (Clarinette basse, électronique) et Vinz Vonlanthen (guitare électrique), deux musiciens de renommée internationale. Au programme, des compositions musicales, conceptuelles et graphiques, réunies sous le titre générique de « Musique d’avenir ». Un concert en création, coup d’envoi d’une tournée à travers toute la Suisse romande qui s’arrêtera également à Fribourg et à Bulle.

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Alone

swissdisc


Le compositeur et tromboniste fribourgeois Denis Beuret propose douze improvisations sur cet enregistrement. Celles-ci sont le reflet de la vaste palette sonore du trombone, mêlant divers effets allant d’effets instrumentaux à des effets digitaux en passant par l’utilisation d’autres accessoires.

Denis Beuret est connu de la scène musicale suisse, que ce soit par ses talents de compositeur ou d’interprète. Il joue du trombone basse et du trombone électronique. Il a d’ailleurs mis au point un trombone basse augmenté muni de divers capteurs qui permettent de contrôler des messages Midi en fonction des mouvements et du jeu du tromboniste. En tant qu’interprète, Denis Beuret a eu l’occasion de se produire avec de nombreux musiciens, que ce soit dans le domaine de l’electro-jazz, de l’ethno-jazz, de l’improvisation et des performances musicales.

«Alone» propose une découverte peu courante du trombone, dans un domaine qui laisse toute liberté puisqu’il s’agit d’improvisation. Il paraît difficile de classer ce disque car on se situe à mi-chemin entre la musique électronique et la musique classique contemporaine, avec une influence jazz évidente.

Doubles sons, utilisation des boucles et autres effets instrumentaux sont au menu de cet enregistrement. C’est une performance qu’il faudrait décrire en détail, tant les effets sont nombreux. À tel point que l’on finit par se demander comment un interprète parvient à obtenir à lui tout seul autant d’effets sonores: Il y a quelque chose de magique dans cet enregistrement réalisé en une seule prise, sans retouche en studio. Le trombone sonne sans doute comme jamais on a l’occasion de l’entendre. Ce disque est une belle manière de partir à la découverte de sonorités surprenantes.)

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Denis Beuret, le trombone basse revisité.

Marie-Paule Angel, La Gruyère, 2003

Musicien professionnel et compositeur établi à Semsales, Denis Beuret a mis au point, grâce à des capteurs adaptés à son instrument favori, un trombone basse lui permettant de contrôler un ordinateur tout en jouant. Quand l’électronique déploie l’éventail des possibilités musicales…

Un seul homme et tout un "orchestre"

«La musique, c’est ma raison de vivre», dit Denis Beuret. Musicien professionnel, compositeur, ce Semsalois né à Delémont, en 1965, est tombé dedans quand il était petit. Puisqu’il a déjà donné ou participé, depuis 1978, à quelque 400 concerts en Suisse, en France et même à Taiwan. Il a aussi enregistré des CD, dont Tromboom, en duo avec le Fribourgeois Jérôme Vonlanthen (des compositions et improvisations pour trombone basse, didgeridoo et percussions).

Diplômé du conservatoire de sa ville natale, Denis Beuret, marié et père au foyer de trois jeunes enfants, a touché à tout. Trombone bien sûr, mais aussi batterie, piano, chant dans un chœur, direction, orchestration avec Jean Balissat… Une expérience qui lui a permis d’aborder tous les styles. Du grégorien au jazz contemporain, en passant par le rock et la musique de fanfare. Sans oublier l’électro-jazz et tout ce qui a trait à l’électronique, son «dada».

C’est à l’âge de 21 ans que Denis Beuret découvre le trombone basse. Et qu’il tombe sous son charme. Au point de pousser cet instrument dans ses retranchements les plus inattendus. Amoureux des sons et de ses combinaisons infinies, ce perfectionniste a mis au point un trombone basse d’un genre particulier. Il l’a doté de capteurs qui lui permettent, avec un ordinateur, le contrôle des sons, tout en jouant. Une pratique connue, et depuis des années, par les professionnels du clavier ou de la guitare, pour qui une interface comme l’«Eobody» ou le protocole «MIDI» n’ont plus de secrets (voir ci-dessous). En revanche, l’application de cette technologie au trombone basse est une nouveauté autant qu’une curiosité.
D’autres voies à explorer? «Je maîtrise la technique. Par contre, j’apprends de nouvelles choses tous les jours!» dit Denis Beuret. «Je me lance à fond dans cette voie. Pour les prochains concerts à Guin, Winterthour et Fribourg avec le trio Beuret-Bühler-Vonlanthen, plusieurs instruments seront munis de capteurs. Les effets musicaux seront démultipliés et acoustiquement très intéressants.»

Un statut pas facile

Denis Beuret attire par ailleurs l’attention sur le statut d’artiste professionnel. Qui ne vaut pas que pour la musique, du reste. «Le système des subventions est complexe. En Suisse, les artistes ont tendance à passer pour de doux poètes. En même temps, certains d’entre eux bénéficient d’une vraie reconnaissance à l’étranger, comme Mathieu Michel, l’un des meilleurs trompettistes de jazz actuels.» Mais la situation des artistes reste précaire en Suisse. «Pour pouvoir jouer à l’étranger, il faut d’abord se faire un nom chez soi. Mais pour pouvoir être reconnu chez soi, il faut s’être fait un nom à l’étranger!» Une quadrature du cercle qui montre toute la difficulté qu’il y a, pour un professionnel, à pouvoir vivre de son métier.

C’est à l’Institut de recherche et de coordination acoustique/musique à Paris (IRCAM) que Denis Beuret découvre l’Eobody. C’est une interface capteurs/MIDI (les initiales pour «Musique interface digitale instrument») qui sert à faciliter la réalisation de contrôleurs gestuels ou d’installations sonores interactives utilisant des capteurs. Elle permet de convertir des signaux analogiques issus de capteurs en messages MIDI, lesquels seront réceptionnés par un système de production sonore les interprétant comme paramètres (volume, panoramique, réverbération…).
Correspondant aux gestes exécutés, les messages MIDI agissent directement sur le son, faisant de l’ensemble… un nouvel instrument de musique, voire un orchestre tout entier, à partir d’un seul et unique instrument! Le protocole MIDI peut aussi être utilisé pour la transmission d’autres informations, provenant de capteurs de lumière, par exemple. Jean-Michel Jarre a été l’un des premiers à tirer parti de ce système, auquel il a ajouté la dimension de la couleur. Compliqué, tout ça? Un jeu d’enfant pour Denis Beuret. «Le système élaboré par un ingénieur de l’IRCAM ne me convenait pas complètement, si bien que j’ai mis au point mes propres capteurs de distance pour mon trombone. Je les ai reliés au système MIDI, constitué d’un ordinateur et de logiciels musicaux, d’une table de mixage digitale et de contrôleurs MIDI. Ce qui me donne des possibilités d’interaction en temps réel», explique Denis Beuret.
Le résultat concret? Les notes enclenchent des «samples», des arpèges de guitare, de piano ou de percussion, des sons préenregistrés. On peut varier les sons des synthétiseurs virtuels, générer des accords et des rythmes, moduler le son d’un instrument par rapport à un autre… Le champ des possibilités est illimité, s’enthousiasme Denis Beuret, qui ne voit rien «d’artificiel» dans le mariage de la musique et de l’électronique, car il reste une place pour l’improvisation.
 

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Semsales- Denis Beuret marie acoustique et électronique

Le trombone basse augmenté

Jean-Marc Angéloz, L'Objectif, 02.09.2005

Musicien professionnel, Denis Beuret, à Semsales, a mis au point un trombone basse augmenté. Même avec les deux mains et la bouche occupées, le tromboniste peut contrôler ses programmes musicaux.

Compositeur, ce musicien titulaire d’un diplôme professionnel de trombone est également un féru d’informatique. Il y a deux ans, aux ateliers Forum de l’IRCAM à Paris, il a découvert l’appareil Eobody qui permet de convertir une tension en valeur MIDI. Le résultat ? Une possibilité d’interaction en temps réel. « Selon la configuration du programme, on obtient des réactions prédéfinies à des signaux qui peuvent être la hauteur d’une note, l’utilisation ou non d’un barillet, la position de la coulisse ou son accélération … » explique ce musicien de 40 ans qui a déjà participé à plus de 400 concerts en Suisse, en France ou à Taiwan comme tromboniste, batteur, choriste ou directeur dans des formations diverses et dans des styles variés allants du chant grégorien au jazz contemporain en passant par le big band et l’orchestre symphonique.

Tout est possible

Dès lors, tout devient possible : enclencher des samples, créer automatiquement des accords ou des effets en fonction des notes jouées, etc. «  Les possibilités sont infinies et permettent d’enclencher des samples, de varier les sons de synthétiseurs virtuels, de moduler le son d’un instrument en fonction d’un autre. On vit dans un monde où l’informatique a pris une place importante et la musique se doit d’être en adéquation avec son époque » dit le musicien pour qui l’interaction homme-machine est un modèle d’avenir. « La création qui allie instruments acoustiques et électronique est beaucoup plus intéressante que l’électronique seule qui est plus froide. Le contrôle technique poussé permet un nouveau type de composition où tout n’est pas écrit à l’avance mais où un certain nombre d’événements sont prévus, ce qui laisse une grande place à l’improvisation, le déroulement temporel des passages étant déterminé avec plus ou moins de précision ».

Des projets et des concerts.

Avec Jérôme Vonlanthen, didgeridoo et percussions, Denis Beuret forme le duo TROMBOOM qui va jouer au Phénix à Fribourg le 9 septembre à 12h15 en concert-lunch. De même qu’au Kevin’s bar à Belfaux le 7 octobre à 22h00, des compositions et des improvisations de style ethno-jazz.

Avec Vinz Vonlanthen, guitare électrique et Hermann Bühler, clarinette basse, sax. Alto, il va former le trio Beuret-Bühler-Vonlanthen ce qui sera l’occasion de présenter de nouvelles compositions. Plusieurs instruments auront des capteurs ainsi l’électronique sera contrôlée simultanément par deux ou trois musiciens. La création aura lieu au Bad Bonn de Guin (Düdingen) en novembre puis sera jouée à Winterthur avant d’être présentée le 25 janvier à la Spirale de Fribourg.

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Rennweg 26 journal

Avril 2007

Musique d'avenir : Synopsis par le Nouvel Ensemble Postcontemporain

Avec :

Hans Koch, clarinette basse, électronique

Vinz Vonlanthen, guitare électrique

Denis Beuret, trombone basse, électronique, composition.

Le fribourgeois Denis Beuret est connu de la scène musicale suisse, que se soit par ses talents de compositeur ou par ceux d’interprète. Il joue du trombone basse et a mis au point un trombone basse augmenté muni de capteurs divers qui permettent  de contrôler des messages MIDI en fonction des mouvements et du jeu du tromboniste. En tant qu’interprète, Denis Beuret a eu l’occasion de se produire avec de nombreux musiciens, que ce soit dans le domaine de l’électro-jazz, de l’ethno-jazz, de l’improvisation et des performances musicales.

Denis Beuret a trouvé, comme cela est devenu rare aujourd’hui, un langage et une démarche très personnelles. Il sait intégrer l’informatique et le jeu du trombone sur scène, sans que cela paraisse artificiel. Pour ce projet « Musique d’avenir », il s’est entouré de deux musiciens de renommée internationale, le biennois Hans Koch et le Bernois vivant à Genève Vinz Vonlanthen. Ensemble ils interprètent ses nouvelles compositions conceptuelles et graphiques « Synopsis », qui mêlent sons acoustiques, électriques et électroniques. Son écriture dépouillée se concentre sur l’essentiel et laisse à l’improvisation la place qu’elle mérite.

« Musique d’avenir » qui fêtera sa première quelques jours à peine avant son passage au Rennweg26 est le premier projet de l’Association Nouvelles Créations, fondée en 2006, dont le but est d’encourager les créations musicales et multidisciplinaires, ainsi que la diffusion de ces œuvres.

Beuret/Bühler/Vonlanthen
impro music/contemporary jazz

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Bad Bonn  

Daniel Fontana Novembre 2006

Beuret/Bühler/Vonlanthen – Fr 18. November 2005 – 21h30

Drei Musiker aus drei verschiedenen Regionen der Schweiz demonstrieren, was mit klassischer Instrumentenbeherrschung und moderner Technik alles möglich ist. Die akustischen Klänge aus der
Bass-Posaune von Denis Beuret, das Klarinetten- und Saxofonspiel von Hermann Bühler und die elektrische Gitarre von Vinz Vonlanthen lassen den Zuhörer wahre Leidenschaft erahnen. Der interaktive Einsatz von Sensoren und anderen Gerätschaften verleihen den Kompositionen von Denis Beuret einen sehr eigenen Charakter. Es ist weder Elektro, noch Free oder Jazz, aber auch zeitgenössische Musik verfehlt das Endergebnis. Vielmehr der spürbare Drang, sich sich durch Varieren von Rhythmen und Akkorden dem absoluten Klang zu nähern, macht dieses Projekt entdeckungswürdig!


Trois musiciens venant de trois régions différentes de la Suisse nous proposent des variations virtuoses de ce que peut procurer le mariage d’une maîtrise classique des instruments avec la technologie moderne. Les sons graves du trombone de Denis Beuret, la clarinette et le jeu de Saxofon de Hermann Bühler ainsi que la guitare électrique de Vinz Vonlanthen sont aptes à enflammer les passions. L’utilisation interactive de détecteurs et d’autre machinerie prête aux compositions de Denis Beuret un caractère très individuel. Ce n’est ni de l’Elektro, ni du Free ou encore du Jazz, mais non plus de la musique contemporaine. C’est bien une quête incessante vers le son absolu qui rend ce projet d’un intérêt majeur. 

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